You jump, I jump, Jack

 


"You jump, I jump, Jack !"
Rory Gilmore, The Gillmore Girls

Parfois, il faut juste continuer.

Même si on a l’impression que la route que l’on suit ne mène nulle part. Même si chaque pas porte le poids d’encore une nouvelle incompréhension. Même si on a peur de se retrouver dans un endroit dont les points cardinaux ne correspondront jamais aux nôtres. Même si celui qui marche à nos côtés n’est parfois qu’une ombre toute froide. 


Parfois, il faut juste y croire.

Je me souviens de ce jeu d’enfant : on se laisse tomber en arrière et l’autre nous attrape. Sauf qu’en grandissant on égaré notre capacité à croire. Pas juste en l’autre. Mais aussi en nous-mêmes. On doute d’abord que quelqu’un soit là pour nous attraper. Et on doute ensuite de notre capacité à attraper celui qui en besoin, au moment où il en a vraiment besoin. Nos mécanismes de défense deviennent des peurs, qui nous dessinent une image déformée de nous-même. 

Souvent, croire, c’est tout simplement être celui qui est prêt à attraper l’autre.


Parfois, il faut juste lâcher prise.

Oublier hier et ne pas penser à demain. Enfuir dans nos poches les cartes que nous nous sommes construites, et accepter de prendre des sentiers moins battus. Accepter d’être perdus, vulnérables, sans avoir un plan de secours forgé avec soin pendant de longues nuits blanches. Arriver à apercevoir la beauté qui se cache derrière le simple fait de ne pas tout maîtriser. Car renoncer à vouloir tout contrôler, c’est aussi laisser la place à l’imprévu, à la surprise, aux étoiles filantes, aux rêves qui débordent dans nos pensées un dimanche matin, aux disputes qui finissent par se noyer dans des câlins, aux moments où l’on se sent incompris, aux baisers goût chèvre miel, à la simplicité d’être tout simplement. 


Parfois, il faut laisser aux gens le temps de nous surprendre.

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