Des boîtes, des morceaux de vie dans des boîtes, et surtout le manque d'une vie comme avant

 


Je suis devenue minimaliste par accident. Il y a eu, à un certain moment, un trop-plein dans ma vie. Et la seule réponse que j’ai pu trouver ça a été de ranger mon garage. Et me confronter avec les cartons que j’avais déménagés d’un appart à l’autre sans même pas les ouvrir. Et avec des boîtes remplies des choses gardées au cas où. Et avec une énorme araignée qui n’avait pas du tout l’air contente de mes investigations.

Bien trop souvent, on enferme nos vies dans des cartons. Nos souvenirs, nos désirs, nos rêves, on essaie de bien les ranger, pour bien les protéger. On entasse nos rêves et notre envie de vivre dans des boîtes “pour plus tard”, pour ce moment quand on aurait perdu ces quelques kilos, pour quand la personne parfaite fera irruption dans notre vie sur un cheval blanc, pour quand tel ou tel souci sera passé, pour ce jour magique quand tout ira bien. Sauf que ce jour n’arrive jamais.

Et nos boîtes se recouvrent d’une poussière de plus en plus épaisse. Et on se rend compte qu’elle nous font même peur en quelque sort. Parce que les déballer ça veut dire se confronter à leur contenu, trier, renoncer, souffrir, mais aussi apprendre, grandir, oser, ... vivre. 

En réalité, je voulais juste écrire un texte pour dire que dans cette triste période, il me manque les randonnées, les soirées thé, les discussions qui n’en finissent plus, la musique partagée, manger ensemble, rire, vivre. Vous me manquez, les amis ...

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