La pluie ça fait pousser les patates

 



“La pluie ça fait pousser les patates. Et moi j’aime bien les patates.”

J’ai gardé ce texto pendant des mois. Il me faisait sourire.

Puis un jour pluvieux, un jour quand rien n’allait, quand les goûtes de pluie semblaient avoir une pesanteur inhabituelle, un jour quand le froid rongeait même la lumière, ces mots ont pris tout un autre sens. Cette déclaration d’affection toute rigolote m’a fait penser d’un coup au fait que ce sont finalement les mauvais moments qui nous aident à grandir.

Que dans un instant de désespoir, il y a parfois bien plus de sagesse que dans dix livres. Qu’une goutte de pluie cache dans ses mille et une facette, le froid, l’humidité, mais aussi le pouvoir de redonner la vie. Que ce sont les événements et les sentiments négatifs qui nous poussent le plus souvent à quitter notre zone de confort pour chercher autre chose, pour avancer dans une autre direction, pour avancer tout court.

Que la pluie fait pousser les patates, et que nous aimons tous les patates

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